Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a procédé ce matin à la réouverture officielle du parc du Rocher de Grand-Mère après les importants travaux de réfection et de réaménagement qu’il a connu au cours de l’été; des travaux d’une valeur de 342 000$.

Pour l’occasion, le maire Angers, était accompagné de la conseillère du district de la Rivière, Nancy Déziel, la conseillère du district du Rocher, Lucie De Bons, ainsi que madame Bernadette Perreault-Verrette, une citoyenne de Shawinigan née en 1917. C’est cette dernière qui a procédé à la coupure du ruban officiel pour souligner la cure de jeunesse de ce parc vieux de 100 ans.

Du côté de l’avenue de Grand-Mère, un belvédère d’observation du Rocher a été aménagé avec trois panneaux d’interprétation faisant partie du circuit du patrimoine de la Ville. De nouveaux sentiers ont été tracés. Une aire de repos comprenant une table à pique-nique, des bancs, une buvette et un support à vélo ont été installés. L’accès au Rocher a été refait et un nouvel éclairage avec lampadaire au DEL complète la restauration du parc.

L’entrée de la 5e Avenue a également été restaurée avec la réfection complète des joints de mortier des escaliers et des murets. Les pierres verticales en bordure des escaliers ont été redressées et des aires de repos avec des bancs ont été aménagées.

Aussi, une attention particulière a été portée à la structure du Rocher. Des travaux correcteurs ont permis de sécuriser une section de l’escalier qui était jugée dangereuse. On a également procédé au nettoyage à haute pression et à l’enlèvement de la mauvaise végétation qui avait poussé entre les pierres. Tous les joints de mortier du Rocher ont été refaits, en plus de procéder à une injection d’époxy dans la section supérieure et de refaire les joints de ciment sur le dessus du rocher pour éviter l’infiltration de l’eau. De plus, deux projecteurs au DEL ont été installés afin de mettre en valeur le Rocher en soirée.

Rappelons que le rocher, une masse d’environ 1 000 tonnes a été retirée de la rivière Saint-Maurice par la compagnie Laurentide lors de la construction du barrage en 1914. Décomposé en plusieurs fragments, cet énorme casse-tête devait être facilement remonté par l’ingénieur du projet, H. B. Watson, qui avait numéroté chaque morceau. Toutefois, ce dernier se noya avant d’accomplir son projet. Et lorsque son canot d’observation chavira, il avait sur lui toutes les notes nécessaires à la reconstruction. Il fallut donc attendre deux ans avant de pouvoir reconstituer le Rocher pour finalement l’inaugurer en 1916.

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